1 - Chirurgie en 2 temps :
La pose d’un implant fait suite, comme nous l’avons
vu, à une analyse précise de la situation
initiale. Deux protocoles sont possibles.
Protocole en 2 temps :
L’intervention se déroule sous anesthésie
locale. Après incision et mise à nu de
l’os, le chirurgien va réaliser la préparation
du logement de l’implant en utilisant successivement
des forêts de diamètre croissant.
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| -> fracture d’une
racine dentaire |
-> extraction de la dent
laissant l’alvéole osseuse vide |
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| ->
Séquence opératoire de préparation
du site |
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| -> Mise en place de l’implant |
| CAS CLINIQUE |
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-> Pose
d’un implant remplaçant
la première molaire inférieure gauche. |
-> Exposition
de l’os. |
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| -> Forage
du logement de l’implant |
-> Implant
mis en place. |
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| -> Sutures
du site. |
-> Radio
panoramique de contrôle |
L’implant est laissé enfoui pendant
4 mois au maxillaire inférieur et 5 mois au
maxillaire supérieur. Ce délai est plus
important du fait d’une moins bonne densité
osseuse dans ce maxillaire.
Lors du second temps chirurgical, il faut vérifier
la bonne ostéointégration de l’implant
et réaliser la mise en fonction de ce dernier.
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-> Pose de la vis
de cicatrisation |
A ce stade, l’implant doit être solidement
fixé à l’os environnant, sans
douleur ou infection périphérique. Le
praticien réalise sous anesthésie locale
une petite ouverture qui permet de dégager
l’implant et met en place une vis de cicatrisation
autour de laquelle la gencive va prendre sa forme
définitive. Un mois plus tard, la réalisation
de la couronne peut commencer.
Il est parfois possible de ne pas enfouir l’implant.
Dans ce cas , on parle de chirurgie en 1 temps.
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| -> Incision
destinée à exposer l’implant
enfoui |
-> Retrait
de la vis de couverture fermant l’implant. |
-> Pose
de la vis de cicatrisation. |
Après avoir posé l’implant, la
vis de cicatrisation est mise en place et la gencive
suturée autour de celle-ci. Ainsi, une étape
chirurgicale est évitée. Cependant,
le patient doit être informé qu’il
n’est pas question de mastiquer sur la vis et
qu’il faut faire constamment attention à
ne pas solliciter l’implant pendant les 3 mois
qui suivent. Cette technique nécessite une
bonne hygiène buccale et la parfaite coopération
du patient.
A ces seules conditions, le taux de succès
de cette technique est équivalent à
celui de la technique en deux temps.
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-> 2 implants munis
de leur vis de cicatrisation |
Deuxième
Partie : la chirurgie osseuse pré-implantaire
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Dans bien des cas, les volumes osseux résiduels
des zone édentées ne permettent plus
de poser des implants en situation correcte.
Des obstacles anatomiques rendent également
difficile voire impossible cette mise en place.
Ces difficultés ont été contournées
par le développement de chirurgies spécifiques.
- Les greffes osseuses
Les greffes osseuses d’apposition permettent
de retrouver le volume osseux initial qui permettra
de mettre l’implant en position optimale.
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-> Les sites donneurs
d’os et la technique de prélèvement
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L’intervention se déroule sous anesthésie
locale et consiste en un prélèvement
osseux intra buccal. Le bloc récupéré
est ensuite fixé au site déficient et
un délai de 4 mois est nécessaire avant
de pouvoir poser l’implant.
Des prélèvements de copeaux osseux peuvent
s’avérer suffisants et sont parfois associés
à des techniques de régénération
osseuse guidée, pour lesquelles des membranes
sont utilisées pour isoler la zone greffée
et éviter la prolifération gingivale
à cet endroit.
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| -> prélèvements
de copeaux osseux |
-> exemple de membrane
de régénération osseuse |
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| -> copeaux osseux avant
comblement |
-> schéma d’un
comblement protégé par une membrane |
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| -> Prélèvement
osseux dans la région de la dent de sagesse
inférieure. |
-> Greffe osseuse d’apposition
trans vissée au maxillaire supérieur. |
- Les comblements de sinus
D’autres techniques concernent l’augmentation
de hauteur du plancher des sinus du maxillaire supérieur.
Ces cavités situées sous la région
de l’œil ont en effet tendance à
se développer, à se « pneumatiser
», en l’absence des prémolaires
et molaires supérieures, sous l’effet
de la pression de l’air, associé à
la faible densité osseuse de ces régions.
On réalise donc, sous anesthésie locale,
une petite ouverture par laquelle le comblement du
bas du sinus sera réalisé. 5 mois plus
tard, les implants seront posés.
Ces interventions réclament une certaine expérience
pour être menées à bien. Les suites
opératoires sont relativement bénignes.
Oedèmes et hématomes sont assez fréquents
et il faut que le patient en soit averti au même
titre qu’il doit savoir que ces chirurgies ne
sont pas assurées d’un succès
à 100%. Néanmoins, dans la plupart des
cas, elles permettent de retrouver une situation osseuse
favorable à la pose ultérieure d’implants.
Enfin, dans les cas où les pertes osseuses
sont considérables, les greffes d’origine
buccale ne sont plus suffisantes car les besoins en
os vont bien au delà de ce que les sites donneurs
peuvent offrir.
D’autres sites sont alors utilisés. Lors
d’anesthésies générales,
les prélèvements se font au niveau des
hanches, du tibia ou du crâne. On rentre là
dans le domaine des grandes reconstructions réalisées
en clinique par des chirurgiens maxillo faciaux.
Ces interventions concernent les grandes atrophies
des maxillaires associées à de grandes
réhabilitations des arcades dentaires. Ces
traitements sont généralement très
longs, entre 18 et 24 mois, et réclament disponibilité
et motivation.
| Troisième
Partie : L’implantologie Basale : |
Chez les patients atteints d'une grande résorption
des maxillaires et désirant éviter les lourdes greffes
osseuses associées à des délais de traitement de plus
de 18 mois, l'implantologie basale est le dernier
recours. Pratiqué par un petit nombre de praticiens
très entraîné à cette technique spécifique, le plus
souvent sous anesthésie locale, ce concept implantaire
mis au point au milieu des années 80 par le Pr. Gérard
Scortecci, autorise la reconstruction totale de l’arcade
dentaire supérieure comme inférieure.
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-> reconstructions
bi maxillaires sur Diskimplants |
A l'aide d'implants spécifiques, les Diskimplants,
la pose de la prothèse suit celle ces implants dans
un délai très court, de l'ordre de la semaine. Le
patient est invité à adopter une alimentation molle
pendant plusieurs semaines et doit s'astreindre à
une hygiène rigoureuse ainsi qu'à des contrôles fréquents.
Ce concept implantaire, très différent
de l’implantologie du Pr. Branemark, repose
sur la nécessité d’équiper
le maxillaire concerné d’un nombre suffisant
d’implants (10 à 12 ) et de les relier
très rapidement par une prothèse extrêmement
rigide, permettant à l’ensemble de résister
aux forces de cisaillement de la mastication.
Ainsi, comme cela est pratiqué depuis longtemps
en orthopédie, la prothèse joue le rôle
de fixateur externe en unissant au sein d’un
même ensemble cohérent, plusieurs entités
individuellement fragiles. A la différence
des protocoles classiques, l’ensemble est donc
mis sous charge rapidement et non après un
délai de cicatrisation osseuse. On parle alors
de mise en charge précoce.
Cette stratégie n’est pas applicable
à d’autres types d’édentements
sans prendre de grands risques. La mise en charge
rapide d’implants isolés est parfois
réalisée par certains praticiens. Cependant,
les résultats de cette approche sont nettement
inférieurs à ceux de la technique classique
(15% d’échecs supplémentaires
! ).
Actuellement, seule la mise en charge rapide appliquée
à l’implantologie basale, dans le cadre
de l’édentement total, est reconnue par
la communauté scientifique comme un protocole
fiable ayant fait ses preuves. L’implantologie
basale dans le cadre de ce traitement fait désormais
partie des données acquises de la Science.
| Cas clinique,
étape par étape : |
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| -> radio initiale. La
mandibule édentée est traitée
en réalisant un bridge fixe de 12 dents
sur 7 implants de type « vis ». |
-> Les 7 implants du
bas sont posés. |
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| -> radio initiale. La
mandibule édentée est traitée
en réalisant un bridge fixe de 12 dents
sur 7 implants de type « vis ». |
-> Les 7 implants du
bas sont posés. |
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| -> Rapports entre prothèse
amovible complète et réplique du
maxillaire édenté. |
-> Vue d’un cutter
permettant la mise en place d’un double
diskimplant |
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| -> Vue d’un Diskimplant
simple. Le disque de 0,5 mm peut être inséré
dans des crêtes osseuses très atrophiées,
de 1,5 mm de hauteur résiduelle ! |
-> Vue d’un double
Diskimplant. |
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| -> Vue de l’empreinte
réalisée après la pose des
10 implants sous anesthésie locale. |
-> Vue du bridge supérieur
su le modèle de laboratoire. Les orifices
d’insertion des vis de fixation sont idéalement
situés, hors des zones de visibilité. |
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| -> Vue du bridge posé
3 jours après la pose des implants. |
-> Aspect des 2 bridges
vissés. |
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| -> Radio de contrôle
en fin de traitement.. |